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Ecrire un roman

Ecrire un roman : le ton et le point de vue partie 1

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Ces deux notions sont fondamentales. Vous devez les comprendre, les maîtriser et surtout ne pas les oublier quand vous écrivez.

Qu’est-ce que le point de vue ?

 

Le point de vue est l’endroit où se trouve le narrateur par rapport à l’histoire et les autres personnages. Pour prendre un exemple, imaginons une situation. Une bagarre éclate, plusieurs personnes prennent part à la scène chacune à leur manière. Il y a là les protagonistes belliqueux, ceux qui encouragent, ceux qui se battent. Il pourra y avoir des témoins et pourquoi pas la police.

Selon que vous racontiez l’histoire à travers les yeux de l’un ou de l’autre, les récits ne seront pas les mêmes. C’est cela le point de vue, vous devez savoir à travers les yeux de qui vous racontez votre histoire.

Les différents points de vue

 

Bien entendu, selon que l’on raconte l’histoire à la première ou à la troisième personne, le point de vue sera différent et aura ses limites.

 

La première personne

 

La première personne est un genre particulièrement limitant. Dans ce cas, vous pouvez difficilement faire en sorte que vos personnages connaissent tout de chaque situation ou de chaque pensée des personnes qu’ils ont en face d’eux.

Prenons un exemple :

Je m’apprêtai à sortir de la pièce lorsque j’entendis un bruit dans la pièce voisine. Je m’approchai de la porte entrouverte et jetai un œil de l’autre côté. Une femme fouillait dans ma commode. Inquiète, elle regardait de manière frénétique l’autre porte qu’elle avait laissée ouverte.

Jusque-là, tout va bien. Vous pouvez dire que le narrateur, le personnage « point de vue », la trouve comme ceci ou comme cela, mais en aucun cas votre personnage ne sait ce qui se passe dans la tête de la cambrioleuse :

Elle paraissait inquiète. Elle ne cessait de songer à son sursis et son aller simple pour la prison si jamais elle se faisait prendre de nouveau. Impossible, votre personnage « point de vue » n’en sait rien !

 

Vous avez saisi le principe ? Ajoutons aussi que le simple faite d’utiliser la première personne implique que le personnage du roman soit vivant. Votre lecteur sait d’avance qu’il ne mourra pas. Cela a son importance dans l’élaboration de votre histoire.

 

La troisième personne

 

L’utilisation du il ou du elle a l’avantage de présenter une palette de point de vue plus grande.

Le point de vue de troisième personne vous permet de tout dire ou presque.

 

Vue d’une seule personne

 

Bien que vous utilisiez la troisième personne, vous pouvez décider de ne suivre qu’une seule personne. A vous de voir ce que vous souhaitez révéler. Cependant, soyez honnête. Admettons que le lecteur suive un enquêteur dont on connaît chaque pensée, il serait mal venu que pour une intrigue moyennement maîtrisée vous décidiez de ne plus rien dévoiler des pensées de votre personnage. Vous pouvez bien sûr choisir de ne pas tout montrer, mais cela ne veux pas dire tricher, simplement vous coupez la « caméra » pour la rallumer plus loin.

 

Points de vue multiples

 

La situation peut exiger que vous passiez d’un personnage à l’autre. C’est un des grands avantages de la troisième personne. Il ne vous faudra pas non plus abuser du changement de point de vue pour ne pas perdre vos lecteurs en route, malgré tout, vous pourrez en profiter pour jouer avec les pensées des uns et des autres.

 

Le point de vue omniscient

 

C’est Dieu, ni plus ni moins. De ce point de vue vous décidez de tout raconter, le narrateur sait tout sur tout puisqu’il est extérieur aux personnages. Ce point de vue m’apparaît comme particulièrement insipide.

 

Optez pour un mélange

 

Je ne vous dis pas que c’est ce que vous devez faire, mais c’est celui que j’utilise. Un mélange de points de vue multiples et d’omniscience. Il me permet d’entrer dans les personnages ou de rester en surface quand il le faut.

 

Et après ?

 

Là où il y a point de vue, il y a un ton et c’est ce que nous allons voir dans le prochain article.

 

Merci de partager cet article s’il vous a plu.

 

 

 

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