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Ecrire un roman

Écrire un roman : Avec ou sans plan ?

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Peut-être vous êtes-vous déjà posé la question ? Peut-être même êtes-vous de ceux qui angoissent au point d’en être toujours au point de départ ? Comment font les grands écrivains ?

Se conforment-ils à une règle ? Non, il n’y a pas de règle.

Stephen King avoue ne pas faire de plan… mais c’est Stephen King. Elizabeth George en fait. Qui a raison ? Tous les deux.

Je suis de ceux qui aiment tout planifier. Je ne pense pas pouvoir écrire sans savoir où je vais, pratiquement dans les moindres détails.

Éliminons cette possibilité tout de suite. Je n’écris pas sans plan et je ne vais donc pas m’étendre sur ce que je ne connais pas. J’écris toujours au minimum un squelette, mais étoffé ou non cela reste un plan.

 

Ecrire un roman

Comment procéder ?

Tout part de votre intrigue. Vous avez votre idée lumineuse, et, comme nous l’avons vu dans l’article sur les personnages, vous tenez ceux qui joueront les premiers rôles. Maintenant, il vous faut tout articuler, développer le premier jet de votre plan, celui qui jalonne le parcours de votre intrigue. Le squelette.

 

Le squelette

Le squelette est votre épine dorsale. L’échine qui mène à la fin de l’histoire sans s’attarder sur les détails. Le squelette ce n’est pas le plan.

Pour exemple, prenons mon squelette de L’échiquier d’Howard Gray.

Pour vous donner une indication ce sont à peine plus de 3 pages.

Scène un

Laboratoire, 12 février 2008. Localisation Yssingeaux. Temps couvert, neigeux.

Avec Racheed Al’Wesan en prison au laboratoire. Montrer sa tristesse, son désarroi et son incompréhension. Ne rien dévoiler et rester sur l’hameçon du mystère.

 

Scène deux

12 février, 22 heures. Pub parisien le Wild Rock. Gino reçoit le contrat sur Al’Wesan de la part d’Arthy.

Le reste se poursuit comme cela pour les vingt chapitres du livre.

 

Vous l’aurez compris, le squelette est très succinct et vous permet d’avoir sous les yeux un déroulé rapide de l’histoire. Bien sûr vous aurez réalisé une préparation, avant, ou même après avoir réalisé le squelette et celle-ci viendra l’étoffer pour devenir le plan.

 

Le plan

Mes plans sont souvent très détaillés. Celui de L’échiquier d’Howard Gray ne fait pas moins de 32 pages.

Pas besoin d’éclairer davantage votre lanterne. Le plan est la version très développée du squelette. Vous développerez à loisir ce qui s’y passe. Vous écrirez même des scènes parfois. Il n’a pas besoin de revêtir la forme du roman, mais plutôt des annotations pour vous aider à l’écriture. Vous aurez probablement des parties de l’intrigue qui ne devront pas être révélées et qui seront là dans un souci de clarté. Quand je relis mes plans longtemps après avoir fini mes romans je suis souvent étonné de ce que j’y trouve et de leur utilité. Pourtant, je ne peux que vous encourager à tout noter, les écrits restent dit-on. Une confidence, c’est vrai. Si vous avez la moindre inquiétude, notez, et tant pis si plus tard vous trouvez ça ridicule.

 

Une dernière recommandation, votre plan ne doit pas être paroles d’évangile. Autorisez-vous à changer un élément si votre histoire s’améliore ou si vous constatez une erreur de cohérence par exemple.

 

Écrire un roman est pour moi synonyme d’une préparation conséquente, et celle-ci passe par le plan et le squelette. Et vous, comment procédez-vous ?

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Une réflexion au sujet de « Écrire un roman : Avec ou sans plan ? »

  1. Audrey A.

    Je suis tout à fait d’accord avec vous de l’utilité du plan. J’ai lu également avec beaucoup d’intérêt Stephen King et Elizabeth George sur le sujet. Deux extremes.

    J’ai pourtant le sentiment qu’autant l’elaboration d’un squelette est nécessaire, autant celle du plan détaillé tue en quelque sort le plaisir de l’écriture. Comme si une fois le plan terminé comme ceux ultra fournis d’Elizabeth George, et elle le dit elle même, le travail d’écriture ne consistait plus qu’à compléter chacune des cases de ce plan.

    Je pense que, le squelette du roman bien en tête, il est quand meme plus agréable d’écrire avec davantage de liberté qu’un plan détaillé (un roman condensé au final). C »est se pencher sur une page avec un souffle d’écriture toujours vivant et exalté, celui de la liberté de création. La liberté de laisser vivre l’histoire et ses personnages. La liberté d’être surpris et de se laisser surprendre par son cours. Plutôt que le remplissage de case…

    C’est mon sentiment mais bien sur le travail d’écriture est personnel et comme vous l’avez dit il n’y a pas de méthode définie.

    Audrey

    Répondre

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