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La fin de votre roman est peut-être la chose la plus cruciale. Bon OK, je dis cela à chaque fois. Mais le lecteur est un animal exigeant 😉 et il ne pardonne rien. La fin sera le dernier contact qu’il aura avec votre livre. Et s’il peut vous pardonner une ou deux faiblesses tout le long de vos pages, il y a fort à parier qu’il ne sera pas aussi indulgent avec votre fin.

Qu’est-ce qu’une bonne fin de roman ?

Celle qui plaît au lecteur, certes. Mais encore ? Une bonne fin se doit de répondre à plusieurs critères :

  • Être logique. La logique de votre histoire découle de votre concept. Tout au long de votre roman, vous avez semé indices et embûches et ce chemin de croix mène à un dénouement logique. Respectez votre propre récit et soyez cohérent avec ce que vous avez produit.
  • Satisfaisante. Au regard de votre thème, du débat moral que vous avez provoqué et de la réaction de vos personnages, votre fin doit se montrer à la hauteur.
  • Inévitable. Tout ce que nous avons vu précédemment mène à cette fin inéluctable. Rien d’autre ne saurait la remplacer. Tout concourt à ce que vos personnages terminent votre roman de cette manière. Une précision quand même sur ce point. Une fin inévitable peut vous sembler la même chose qu’une fin satisfaisante, mais il n’en est rien. Lors du débat moral, votre personnage fera un choix qui résulte de tout le reste, ce choix mène à cette fin inéluctable, un autre choix, si toutefois cela est possible, mène à une autre fin tout aussi imparable.

  • Respecter le genre. C’est un point important et pourtant fort logique. Si vous êtes dans un thriller, votre lecteur s’attend à une fin à la hauteur et qui sera différente d’une fin de romance par exemple.
  • Respecter l’évolution du personnage. Votre personnage évolue, souffre, fait des choix et se transforme. Il n’est pas le même au début qu’à la fin du roman. Respectez cela et ne le faites pas agir autrement qu’il le doit.
  • Être originale et personnelle. Ne tombez pas dans la facilité en reproduisant une fin vue maintes fois et ne reproduisez pas le style des romanciers que vous adorez.
  • Résoudre l’intrigue principale au minimum. Lors de la fin de votre roman, l’intrigue principale trouve son dénouement. Le héros résout l’énigme principale ou pas, mais c’est là que ce nœud se termine. C’est le minimum syndical. L’intrigue principale doit être résolue, mais cela peut aussi être le cas des intrigues secondaires si elles le méritent. La cerise sur le gâteau serait qu’intrigue principale et secondaire se réunissent et trouvent leur résolution au même moment.

Si les éléments qui précèdent participent d’une bonne fin, l’inverse est donc vrai. Évitez donc toutes les incohérences, ne trahissez pas le genre. Fuyez aussi les grosses ficelles pour vous sortir d’une situation non maîtrisée. 

Cette dernière réflexion m’amène à vous dire qu’à mon sens vous devez connaître la fin avant d’écrire votre livre. Un roman se prépare et  le travail sur la structure, le thème et l’arc de vos personnages vous aideront à trouver la fin qui convient à votre histoire.

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