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Comment cela commence ? Comment vient l’idée de votre futur roman ? Sans doute comme cela, sans prévenir. Un jour, vous tenez un truc et vous vous dites : « ça, ça peut faire un bon bouquin ».

Dans ces cas-là, il y a des chances que vous vous soyez formulé votre inspiration de la plus simple des manières. Vous avez formulé votre roman en une seule phrase.

Cela s’appelle une prémisse.

 

Qu’est-ce qu’une prémisse ?

Tout d’abord, vous devez savoir de quoi est constituée une prémisse. J’ai déjà rappelé que la prémisse, c’est l’histoire formulée en une seule phrase. Mais qu’y trouve-t-on ?

On y trouve votre personnage, votre intrigue, et bien souvent l‘élément déclencheur.  Par exemple dans l’exemple du Parrain donné par John Truby :  » Le cadet d’une famille mafieuse se venge des hommes qui ont tiré sur son père et devient le nouveau Parrain. »

Le cadet est évidemment le personnage. La vengeance sera l’intrigue, et le meurtre du père l’élément déclencheur.

 

À quoi sert une prémisse ?

Votre prémisse est une sorte de mini plan qui vous guidera tout au long de votre roman. Les tentations seront nombreuses de vous égarer en chemin. La prémisse vous permettra de garder votre cap. Elle vous permettra aussi, si vous devez parler brièvement de votre roman à un éditeur par exemple, de l’exposer rapidement. C’est un guide, encore une fois, qui vous permettra de répondre à toutes les questions de votre intrigue.

De votre prémisse découleront tous les événements de votre histoire. Ne la prenez pas à la légère, elle est à elle seule toutes les fondations de votre histoire.

Comment trouver sa prémisse ?

 

Qu’aimeriez-vous lire ?

La première chose à faire peut-être avant toute autre, c’est de vous demander pourquoi vous écrivez. Pour écrire la meilleure histoire que vos lecteurs auront jamais lue non ? Pour écrire quelque chose que vous même vous aimeriez lire ? Alors posez-vous la question pendant quelques minutes. Qu’aimeriez-vous lire ? Quelle histoire aimeriez-vous écrire qui soit la meilleure que vous ayez jamais lue ? Notez pour ne pas oublier et mettez en relation avec les idées de romans futurs.

Creusez profondément

La meilleure façon de trouver votre prémisse est de brasser vos idées. Notez tout ce que vous avez. Brainstormez et ne vous censurez pas.

Posez la question magique : Et si ? Et si un Hobbit se voyait confier de détruire un anneau maléfique ? Et si un jeune homme apprend qu’il est un sorcier et se retrouve inscrit dans une école de magie ? etc., etc.

La question « Et si » est votre pelle pour vous qui êtes un chercheur d’or. Usez et abusez-en. À force de passer vos idées au tamis de cette question, vous verrez surgir des idées que vous n’aviez pas vues venir.

 

Identifiez les idées viables

Vous avez écrit des pages et des pages d’idées. Les « Et si » se sont succédé. Il est temps de faire un tri. D’identifier les idées viables de celles qui ne mènent nulle part. Le « Et si » donne des idées. La prémisse donne une histoire.

 

Identifiez votre personnage principal

La phrase de prémisse vous force à identifier le personnage. Souvenez-vous du contenu de la phrase. Personnage, intrigue, élément déclencheur. Identifiez aussi les possibilités de transformation de votre personnage. L’arc transformationnel qui sera le sien et qui l’amènera à évoluer (positivement ou négativement) tout au long de l’aventure.

Trouvez le conflit principal

Je parlais plus haut d’intrigue et d’élément déclencheur. Le conflit (nécessaire à toute histoire) naît de l’élément déclencheur qui met l’intrigue en mouvement. Sans conflit, pas d’histoire. Encore une fois de la prémisse découlera toute votre histoire. De votre conflit aussi. Tous les obstacles qui seront sur la route de votre héros découleront de ce conflit central.

 

 Le choix final

Bien souvent, quand l’histoire est bien menée et que l’arc de votre personnage arrive à son terme, votre personnage aura à faire un choix. Par exemple, dans l’arc négatif de la corruption d’Anakin Skywalker dans « La revanche des Siths » Anakin refuse la main tendue d’Obi-Wan. Il fait un choix moral propre à son arc. Pensez-y durant la prémisse et puisque de toute façon vous avez déjà pensé à l’arc de votre personnage, le choix moral devrait découler de source.

Attention toutefois, si le choix vous appartient, la cohérence serait d’aller au bout de l’arc. Si tout concourt vers la chute de votre personnage, une espèce de trick, de Deus ex machina, ne sera peut-être pas bien perçu par vos lecteurs. Réfléchissez bien. Ce qui doit arriver arrive bien souvent.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Mettez-vous à la prémisse, c’est la façon la plus cohérente de commencer le plan de votre roman.


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