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Écrire un roman, c’est bien souvent résoudre des conflits. Le livre est parfois un chemin semé d’embûches et d’actions qui mène inévitablement à la résolution finale.

Les scènes d’action nécessitent un rythme, une efficacité, qu’il ne faut pas rater, tout comme le climax.

Le conflit

Un roman repose la plupart du temps sur un conflit, pour ne pas dire toujours. Il ne s’agit pas chaque fois d’un conflit armé violent. Il peut revêtir bien des formes, sentimentale, professionnelle, etc. Dans tous les cas, il s’agit de l’obstacle qui se dresse devant votre héros. Ainsi, même dans une comédie sentimentale il y a conflit. Quelque chose se met en travers du désir de votre personnage et sa façon d’y accéder ce sont ses actions. Pas besoin pour cela de fusillade, une simple machination suffit.

Quoi qu’il en soit, c’est un moment de tension dans lequel le héros agit ou réagit plus qu’il ne pense ou n’explique (sauf certains cas spécifiques évidemment)

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La scène d’action

Enlevez le gras ! Si vous êtes familier des formations d’écriture ou des ateliers, vous avez souvent dû entendre ceci. Enlevez du gras.

Un roman doit aller à l’essentiel. Rien ne doit dépasser. On dit souvent que, si vous montrez un flingue dans le premier chapitre, il doit servir dans le dernier. Ce qu’il faut comprendre dans cet exemple, c’est que tout doit servir l’histoire. Tout doit y être pour une bonne raison.

C’est encore plus vrai dans les scènes d’action. Par nature, ce sont des scènes de tension ou les événements s’enchaînent, dans lesquels le héros n’a pas, ou peu, le temps de cogiter.

Bannissez les introspections inutiles, les états d’âme et l’envie de trop en dire qui nuiraient à votre scène d’action.

Comme bien souvent, ce ne sont pas des paroles gravées dans le marbre et votre situation sera peut-être adaptée à un peu de descriptions, elle comportera des temps morts qui permettront l’analyse. Mais d’une manière générale, ce que l’on serait tenté d’expliquer se démontre souvent très bien par l’action.

Le climax et la résolution finale

Le climax est LA scène d’action ultime de votre histoire. Ultime dans le sens ou elle est le point d’extrême tension. Après le climax, l’histoire est résolue. C’est la résolution finale. Il est courant de confondre les deux, mais ce qu’il faut retenir c’est que le climax est ce pour quoi l’histoire a été écrite, son thème et tout ce que vous avez mis en place.

Dans le climax, plus qu’ailleurs, vous devez être dans l’action ou en tout cas montrer plus qu’expliquer. C’est mon avis.

Le climax est propice à cet écueil qui est de vouloir trop en dire. Surtout si vous avez développé un thème, vous êtes tiraillé par votre envie de tout étaler, mais un soliloque ou des pensées ne sont pas les bonnes solutions. Cela ne semblera pas mature, et risque fort de faire moralisateur.

Préférez encore une fois l’action. Montrez par les agissements de votre héros comment il va mettre fin au conflit.

Par exemple, votre personnage est tiraillé par l’envie de vengeance, disons que c’est même votre thème. Va-t-il céder ? Appuyer sur la détente et devenir comme ceux qu’il accuse ?

Cela vous pouvez l’expliquer en entrant dans la tête de votre personnage qui se perd en pensée, ou alors, et cela me semble supérieur, vous le décrivez pointant son arme, tremblant, il hurle, fébrile, vise ailleurs puis remet en joue l’autre, accuse même son interlocuteur de l’avoir rendu ainsi, etc.

Vous comprenez le principe.

La scène d’action n’est donc pas une chose à prendre à la légère. Il ne suffit pas de penser que le lecteur sera pris dans ce mouvement frénétique et que rien ne gênera sa lecture, au contraire. Vous devriez y apporter tout le soin nécessaire afin que votre lecteur ressorte essoufflé de vos scènes d’action.Scène d’action ? Pensez rythme.


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