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Le huitième sortilège

Terry Pratchett et le disque monde, mon précieux | critique de livre

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Chaque écrivain a des modèles, des auteurs référence. Un écrivain est d’abord un gros lecteur.

Depuis des années, je lis avidement tous les romans de l’auteur génial de la série du Disque-monde. J’ai toujours eu envie d’écrire comme lui, de m’inspirer de son ton humoristique sans pareil. J’ai réalisé ce rêve en ayant mis un point (presque) final à mon dernier manuscrit d’un roman qui devrait s’appeler « Les chroniques pas très fameuses d’Entropia »

Mais cet article n’est pas là pour parler de moi, mais de Sir Terry Pratchett et son Disque-monde.

Terry Pratchett, que plus loin j’appellerai Terry tellement j’ai passé de temps avec lui :-) , est un auteur anglais né en 1948. Il est devenu célèbre avec sa saga du Disque-monde, une série de fantasy loufoque. Il a vendu plus de 60 millions de livres à travers le monde et a été anobli par la Reine.

Terry Pratchett un style

Croustillant, c’est à mon avis l’adjectif qui caractérise le mieux le style de Terry. L’auteur fait dans l’humour et la parodie. Ses phrases sont succulentes, parfois hilarantes, et l’on se surprend à rire tout haut et souvent, il faut bien le dire, à passer pour un fou envers les non initiés.

Terry use avec soin des notes de bas de page, précisant un point du texte pour notre plus grand bonheur.

 

Parodique, mais sérieux

Le ton parodique pourrait sembler désinvolte, pourtant, dès lors que l’on s’y attarde, le comique dévoile un fil rouge plus sérieux. Souvent Terry s’attaque à des thèmes qui font évidemment écho à notre monde, transposés au Disque.

Par exemple, Mortimer aborde le sujet de la Mort (qui d’ailleurs est un personnage masculin récurrent et nécessaire). Trois soeurcières évoque entre autres le théâtre, un autre l’Egypte ancienne.

Les personnages aussi sont facilement reconnaissables, comme Léonard de Quirm ou Cohen le barbare.

 

Le Disque-monde

Le Disque-monde est un univers fantastique, sans aucun doute. Des trolls y croisent des nains, non pas sans pertes et fracas, des humains mages (ou presque) des sorcières sage-femme, mais aussi des loups-garous, des vampires des chiens qui parlent et que sais-je encore… ah oui des petits Dieux et un bibliothécaire chimpanzé.

Mais tout ce beau monde ne serait rien sans l’anomalie sur laquelle ils vivent : le Disque-monde. Comme son nom l’indique, ce monde imaginaire est un disque plat et circulaire, aux extrémités duquel s’écoulent dans l’univers les mers qui le composent. Le disque tourne sur son axe appelé « le moyeu »  où s’élève Cori Celesti, un pic au sommet qui abrite les Dieux.

Ce disque flotte-t-il dans l’espace ? Non. Il est posé sur le dos de quatre éléphants eux-mêmes debout sur la carapace d’une tortue, la grande A’tuin, qui navigue dans l’immensité de l’espace, nul ne connaît son but.

Loufoque n’est-il pas ?

Considérez donc ce que rapporte ici Hubert Reeves, célèbre astrophysicien :

«Un jour, on m’a raconté cette histoire d’une conférence scientifique en Inde, où un astrophysicien venait de parler du Big Bang et de l’histoire de l’univers. Un vieux sage s’approche et lui dit: «ce n’est pas comme ça que ça se passe. Selon nos livres saints, l’univers repose sur la carapace d’une tortue». L’astrophysicien, qui ne s’en laisse pas conter, lui rétorque: «oui, mais cette tortue, elle repose sur quoi ? » Le vieil homme indique qu’elle repose «sur la carapace d’une autre tortue». Et ajoute, plaisantant le scientifique: «vous, je vous voir venir. Ne jouez pas à l’intelligent. Des tortues, il y en a « jusqu’en bas»

Vous voyez, le Disque-monde ne repose pas sur rien, enfin si, sur une tortue…

 

La huitième couleur et le huitième sortilège, les deux premiers romans

 

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Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur le dos d’une tortue. A Ankh-Morpork, l’une des villes de ce Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Praticien a chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins ; mission périlleuse et qui va les conduire loin : dans une caverne de dragons et peut-être jusqu’aux rebords du disque. Car Deuxfleurs appartient à l’espèce la plus redoutable qui soit : c’est un touriste…

 

Voilà la quatrième de couverture du premier roman de la série du Disque-monde. Une des caractéristiques de la série est que chaque tome peut se lire indépendamment les uns des autres. Tous sauf les deux premiers qui se suivent.

La huitième couleur remet l’église au centre du village ou plutôt Ankh-Morpork au centre du Disque. Ankh-Morpork est une ville sordide, sale au possible remplie d’une myriade de personnages dont seule la couardise le dispute à la vilenie.

En cette bonne ville d’Ankh, Rincevent, un mage pitoyable, se voit confier l’improbable mission d’escorter un touriste béat devant tout ce qu’il rencontre. Un touriste suivi à la trace par son fidèle bagage conçut en bois magique et surtout, ce qui n’est pas tombé dans l’oeil d’un aveugle, rempli à ras bord de pièces d’or. Durant les deux tomes, Rincevent se voit trimbalé entre son touriste et des mages en quête de pouvoir qui se sont aperçus que le plus puissant sortilège du Disque avait élu domicile dans le cerveau du mage le plus calamiteux.

Le deuxième tome est donc ainsi nommé le huitième sortilège dont voici la quatrième de couverture :

Le huitième sortilège

Octogénaire, borgne, chauve et édenté, Cohen le Barbare, le plus grand héros de tous les temps, réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ? Question capitale, car le tissu même du temps et de l’espace est sur le point de passer dans l’essoreuse. Une étoile rouge menace de percuter le Disque-Monde et la survie de celui-ci est entre les mains du sorcier calamiteux : dans son esprit (très) brumeux se tapit en effet le… huitième sortilège ! La suite de l’épopée la plus démente de la fantasy, avec, dans les seconds rôles, une distribution prestigieuse : le Bagage, l’In-Octavo, Herrena la harpie, Kwartz le troll, Trymon l’enchanteur maléfique et, naturellement, La Mort…

Essayer Pratchett c’est l’adopter. Bien qu’il ne soit pas une obligation de lire les livres de la saga dans l’ordre (à part les deux premiers), je vous le conseille malgré tout. Certains personnages reviennent régulièrement et il est bien agréable de suivre leur évolution.
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2 réflexions au sujet de « Terry Pratchett et le disque monde, mon précieux | critique de livre »

    1. Florent Auteur de l’article

      Merci du commentaire.
      Je suis moi aussi un fan absolu. Qui d’autre afficherait la carte du Disque chez lui ? ;-)

      Sinon je préfère les sorcières, non la Mort et puis non euh… rahhh cruel dilemme n’est-il pas ?

      Au plaisir

      Flo

      Répondre

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