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Ecrire un roman

Ecrire un roman : le ton et le point de vue partie 2

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Comme nous l’avons vu dans l’article précédent « le ton et le point de vue partie 1″, le point de vue est primordial. Il vous permet de savoir depuis quels yeux est vue et racontée l’action. Le pendant du point de vue est le ton

Ecrire un roman: le ton et le point de vue partie 2

Qu’est-ce que le ton ?

 

C’est très simple. Le ton est la façon dont le personnage point de vue voit les choses et pense.

Il ne s’agit pas du dialogue, mais bien du récit.

Le ton découle directement de vos personnages, de l’analyse que vous en avez faite lors de leur création. C’est pourquoi vous devez y apporter un soin tout particulier et nous y reviendrons dans un prochain article.

Le ton est donc l’expression, le prisme rapporté à l’écrit des pensées du personnage « point de vue ». Nous voyons tous les choses d’une manière différente. Vos personnages aussi.

 

Un truand, tueur de surcroît, ne verra pas les choses de la même manière qu’un prêtre par exemple. Les exemples sont volontairement opposés, mais c’est pour mieux illustrer le principe.

 

Voyons un exemple tiré de mon livre: L’échiquier d’Howard Gray :

 

Comme pour souligner ses pensées, Howard embrassa du regard les cadres qui décoraient son bureau. […] Certes, les philosophes et les intellectuels célèbres avaient nourri son être, mais il avait su dépasser tout cela pour voler de ses propres ailes.

 

Dans ce bref passage, notez comment j’utilise des mots propres au caractère d’Howard Gray. Gray est un manipulateur, riche, délicat dans ses mouvements, et fier de sa réussite. C’est pourquoi dès lors qu’il s’agit de lui en point de vue les verbes sont souvent ceux de la majesté ou de la fierté.

 

J’aurais pu écrire ceci, mais cela n’aurait pas collé au personnage :

 

Comme pour souligner ses pensées, Howard jeta un œil aux cadres placardés sur son mur.

 

Rien que cette phrase illustre le principe. Howard ne jette pas un œil, surtout quand il s’agit des éléments matériels illustrant sa réussite. Il embrasse du regard ses cadres, non pas placardés, mais qui décorent, qui ornent.

 

A vous.

Créez solidement vos personnages et songez au point de vue puis au ton qui en découle vos histoires ne paraîtront que plus efficaces.

 

 

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